À bientôt

 

Dehors, c’est l’été.

Les rues de la capi­tale se vident len­te­ment. Vous suez du front. De notre côté, on vous pré­pare des sur­prises. En atten­dant la ren­trée Dan­ge­rous Minds nous offre une petite video « found foo­tage » qui nous explique com­ment faire du cyber­sex sur les inter­nets en 1997.

Bon été, bonnes vacances, bisous.

Yesssssssssssssss.

wtf la tribune de la biffle

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Je ne sais pas exac­te­ment ce qui a pris Didier Les­trade d’écrire cette soi-disant « Tri­bune pro-biffle » sur Brain Maga­zine, ni de quelles fémi­nistes il parle exac­te­ment qui ont été hor­ri­fiées par cette pra­tique. À la base en fait, je me fous pas mal de la biffle et je n’avais pas com­pris que c’était devenu le nou­veau sujet de société. Je n’avais pas com­pris que les bif­fleurs étaient une mino­rité dont il était néces­saire de défendre les droits contre l’attaque des fémi­nistes qui dominent la pla­nète mais bref.

 

Je ne crois pas que ce qu’on fait avec notre par­te­naire, si tout le monde est consentant.e, aille à l’encontre ou non du fémi­nisme. Je suis fémi­niste et l’assouvissement de mes désirs fait par­tie de mon fémi­nisme, pas le fait de refu­ser ou d’accepter telle ou telle pra­tique parce qu’elle serait contraire ou conforme à une sorte de dogme figé ou décidé par on ne sait qui. Biffler, en soi, n’a rien d’anti-féministe ou de fémi­niste, tout dépend des condi­tions dans les­quelles on biffle.

 

En revanche, je tolère assez mal qu’un homme (ou qui­conque d’ailleurs) vienne expli­quer ce que je dois accep­ter ou non comme pra­tiques sexuelles. Il y a sûre­ment des femmes (et autres) qui n’aiment pas la biffle, comme cer­tains hommes n’aiment pas qu’on leur mette un doigt par exemple, pas « parce que ça ne se fai­sait pas avant », ce à quoi Les­trade semble résu­mer l’argumentation contre cette pra­tique, mais juste parce qu’elles (il.les) n’aiment pas ça.

 

Je me fous que ça dur­cisse ta bite mec, si je veux pas, je veux pas.

 

Je passe sur l’argument «ça m’étonnerait que les fémi­nistes qui râlent contre la biffle ne se soient jamais offert au moins une nuit avec un méchant fucker», qui sup­pose de fait que les femmes se font tou­jours foutre par les mecs (jamais l’inverse les gars) et que les fémi­nistes font sem­blant de s’opposer à l’ordre mas­cu­lin, mais que fina­le­ment elles adorent se faire tron­cher aussi de temps en temps (une femme reste une femme). Quand elle dit non, elle en veut encore : ce leit­mo­tiv de la culture sexiste qui, dans tous les milieux, conti­nue de faire des ravages.

 

Donc pour celle qui ne veut pas se faire bif­fler, selon Les­trade, « tu es juste une femme de 40 ans et plus qui vou­drait qu’on lui fasse l’amour comme en 1984, selon les prin­cipes du Yup­pie Hand­book ? Ou alors t’es comme Scar­lett Johans­son dans Don Jon qui est furieuse parce que Joseph Gordon-Lewitt se branle sur des films de boules ? M’enfin, tous les hommes font ça ! […] Les kids ont com­plè­te­ment décom­plexé ces pra­tiques et on en est recon­nais­sants, ils baisent comme des dieux et on devrait les suivre. Après tout, c’est les meilleurs. »

 

Expli­ca­tion : les filles qui ne veulent pas se faire bif­fler sont donc de grandes roman­tiques coin­cées du cul qui ne sup­portent tou­jours pas que leur mec regarde des films de cul. Merde.

 

Conseil : ne dis sur­tout jamais que tu n’aimes pas ou n’as pas envie, ne dis pas non, sinon tu vas pas­ser pour une grosse relou. Dans le contexte actuel, sans rap­pro­cher des choses qui demeurent dif­fé­rentes, ce n’est pas très marrant.

 

De fait, ce qu’il y a de fémi­niste à par­ler de biffle et d’autres pra­tiques, quelles qu’elles soient (des léchouillis les plus vanille au buk­kake le plus flo­ris­sant), c’est qu’il importe de sou­te­nir les filles (et les autres) qui ne veulent pas avoir ces pra­tiques, peu importe leurs rai­sons. Elles n’ont pas à accep­ter des choses qu’elles n’ont pas envie de faire. Et ce n’est à per­sonne de venir don­ner des leçons de morale sur la manière dont on doit bai­ser ou biffler.

 

Arrê­tez de dépeindre le fémi­nisme comme un com­bat d’arrière-garde, en évoquant on ne sait quelle hypo­thé­tique fémi­niste, qui n’est même pas citée dans l’article, en rap­por­tant ses pro­pos comme ceux d’une MILF aigrie et coin­cée. Je ne fais pas par­tie du fémi­nisme qui condamne en soi des pra­tiques sexuelles en les trou­vant par nature anti-féministes, sans les ana­ly­ser dans leur contexte par­ti­cu­lier. Cela me semble impor­tant de ne pas lais­ser la voie ouverte à cer­tains fémi­nismes qui peuvent par­fois être les cou­verts d’un conser­va­tisme. Mais il ne faut pas amal­ga­mer tous les fémi­nismes en décré­di­bi­li­sant un mou­ve­ment qui a déjà du mal à se faire entendre et qui a encore beau­coup de défis à rele­ver, que ce soit du point de vue sexuel, du genre ou socioéconomique.

 

Donc je n’ai aucune envie qu’un homme vienne encore, pour la mil­lième fois dans l’Histoire, poser sa bite sur Brain maga­zine pour expli­quer aux femmes ce qu’elles n’ont appa­rem­ment tou­jours pas assez entendu : qu’elles n’ont qu’à tou­jours dire oui et arrê­ter de faire leurs prudes. Si ça fait dur­cir les bites les filles, soyez contentes !

 

Et au fait Didier, on t’avait pas dit mais le nou­veau must chez les « jeunes », c’est de boire du sang de règles frai­che­ment pressé du tam­pon — ça fait remon­ter les zizis. N’hésite pas à t’en pro­cu­rer le plus vite pos­sible pour res­ter d’avant-garde ! (j’en ai en stock) Après tout, c’est les meilleurs.

 

Myr­tille

2048: les versions seins et pénis

Si vous traî­nez sur Inter­net ou sur votre smart­phone, vous avez sans doute décou­vert le jeu 2048. Le déve­lop­peur ayant laissé son code en libre accès, de mul­tiples ver­sions paro­diques sont appa­rues. Et notam­ment deux, mais il y en a peut-être d’autres, à carac­tère sexuelle.

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Pour jouer aux jeux, il faut cli­quer sur les images.

 

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Au-delà du plai­sir des gifs, l’idée n’est pas inin­té­res­sante. Comme pour le 2048 ori­gi­nal, on pour­rait ima­gi­ner que les auteurs pro­posent un che­mi­ne­ment vers la bite et les seins par­faits. Même si on ne par­tage pas for­cé­ment le même point de vue esthé­tique, l’auteur aurait pu aller des plus petits vers les plus gros, ou l’inverse, des poires vers les melons, etc. Mal­heu­reu­se­ment, ce n’est pas le cas pour les poi­trines. On n’est pas allés jusqu’au bout, mais ce ne sont que des grosses paires qui se trémoussent.

 

Pour les pénis, c’est plus rigolo. Il y a une vraie évolu­tion dans les gifs, ils s’améliorent au fil des fusions. On a notam­ment appré­cié le joli sexe nyan cat.

 

Lick me B****

 

Parce qu’à L’imparfaite, on pense que beau­coup de gens ne font pas assez de léchouilles, donc sui­vez les conseils éclai­rés que dis­pense Erika Moen sur le maga­zine Bitch: Femi­nist Res­ponse to Pop Culture et tout le monde sera bien plus content-e !

 

On Bitch Magazine, by Erika Moen

Source du comics ici.

 

Et d’ailleurs, le maga­zine Bitch est une très bonne revue (en langue anglaise), qui existe depuis 1996 et dont la réflexion fémi­niste sur le monde média­tique et la culture popu­laire appro­fon­dit tou­jours les com­plexi­tés des réa­li­tés gen­rées aux­quelles on se confronte tous-tes. Donc n’hésitez pas à aller y jeter un oeil !

 

 

Les cathos tradis n’aiment pas que «Tous à Poil» soit vendu à Sciences Po

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Via les Inter­nets, on est tombé sur ce papier amu­sant des auteurs du Rouge et le Noir, une «gazette catho­lique de réin­for­ma­tion». Ils ne sont pas du tout contents que Tous à Poil soit vendu à la librai­rie de Sciences Po.  «Bien placé dans les rayons, au milieu de titres aus­tères, cet ouvrage étonne : est-ce pour mieux col­ler aux aspi­ra­tions des jeunes étudiants de Sciences Po, rebu­tés par les lec­tures élitistes ? Par « sub­ver­sion » ? Si la librai­rie de Sciences Po s’imagine cho­quer l’ordre établi, elle est gro­tesque», écrivent-ils.

 

«De leur côté, les nudistes non-pratiquants de Sciences Po appré­cie­ront ce pro­sé­ly­tisme qui vient à l’encontre des prin­cipes de laï­cité», continuent-ils. Espé­rons qu’ils ne découvrent pas trop vite que cette librai­rie pro­pose aussi L’imparfaite, revue dans laquelle il est arrivé que des étudiant(e)s de l’IEP posent nus. Cela risque de défi­ni­ti­ve­ment les traumatiser.

Ren Hang, sexe, amour et censure chinoise

 

 

Le jeune pho­to­graphe chi­nois Ren Hang expose à la gale­rie Nue, à Pan­tin. Tout le monde en a parlé. Nous sommes vrai­ment très heu­reux de cette recon­nais­sance. La pre­mière fois que nous l’avons publié, c’était en mai 2011 (puis à nou­veau dans notre der­nier numéro). A l’époque, il n’avait qu’un Fli­ckr, on échan­geait dans un anglais aléa­toire, il met­tait par­fois long­temps à répondre, pre­nant de mul­tiples pré­cau­tions pour ne pas être repéré par la censure.

Bravo à lui. Vous pou­vez aller voir l’expo jusqu’au 14 mars.

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Et sinon, vous connais­sez notre pro­jet les corps imparfaits?

 

 

 

Barneys, Bruce Weber et le genre

 

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A  New York, il y a un grand maga­sin, et ce grand maga­sin a demandé à un grand pho­to­graphe de racon­ter des his­toires. Ces his­toires sont celles de per­sonnes trans vivants aujourd’hui dans cette ville. Toutes racontent leurs che­mins, et posent avec les membres de leur famille et leurs ami(e)s qui les ont tou­jours sou­te­nues. Ces images sont belles, leurs mots aussi.

L’ensemble de la cam­pagne se trouve ici

 

 

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Let’s get down to some sci-fi porn with Shu Lea Cheang

 

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Shu Lea Cheang lors des audi­tions pour Fluid : the movie au Danemark

 

Si vous êtes par hasard à Ber­lin et que vous vous sen­tez l’âme actrice, n’hésitez pas à ten­ter votre chance lors du cas­ting pour le pro­chain film de la réa­li­sa­trice taï­wa­naise Shu Lea Cheang.

 

 

Après I.K.U. son pre­mier film de sexe futu­riste sorti en 2000 (et pre­mier film por­no­gra­phique pré­senté au fes­ti­val Sun­dance), elle conti­nue dans la veine science-fiction por­no­gra­phique avec Fluid : the movie. Le sce­na­rio est basé dans une réa­lité « post-SIDA », où le virus du SIDA aurait muté chez cer­tains indi­vi­dus en un fluide blanc conver­tible en drogue ultra-sexuelle. Dans une ambiance mêlant William S. Bur­roughs et Blade Run­ner, les por­teurs du fluide sont donc chas­sés par tout le monde, des répli­cants résis­tants à la drogue mis­sion­nés par le gou­ver­ne­ment aux barons de la drogue qui voient en eux l’avenir de leur fortune.

 

Pour le film, Shu Lea Cheang recherche donc des  « gender-fluid human and non-human who can act, suck, jerk, fuck, eject and get vir­tual high to join the cas­ting ses­sion » .

 

N’hésitez plus, le cas­ting est demain, envoyez juste votre CV pour vous ins­crire, toutes les infos ici.

 

 

 

Bonjour madame, bonjour monsieur, est-ce que je peux vous rejoindre dans la baignoire?

 

Tum­blr regorge tou­jours de bonnes sur­prises. Aujourd’hui on découvre Take­hiro Tera­baya­shi, un illus­tra­teur japo­nais dont l’œuvre ci-dessous, inti­tu­lée Life, trai­nait sur le dash­board de L’imparfaite ce matin.

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Take­hiro est un peintre japo­nais contem­po­rain basé à Osaka dans le Kan­sai depuis 2005. Ces tra­vaux, por­traits, natures mortes et pay­sages, sont dis­po­nibles sur son site. Son blog est égale­ment ali­menté régu­liè­re­ment, si vous par­lez japo­nais bien sûr. Ses des­sins réa­listes de scènes de vie ordi­naire dégagent une étrange impres­sion d’érotisme. Ce couple est là, nu, ils nous regardent et on se sent un peu mal à l’aise d’être entré dans leur inti­mité. Et, en même temps, sur le lit ou dans la bai­gnoire, on vou­drait les rejoindre.

Merci aussi à Take­hiro qui nous fait décou­vrir au tra­vers de son site deux autres artistes peintres ayant tra­vaillé sur le nu. Ci-dessous une oeuvre de Juni­chi Ishida et une de Keni­chiro Ishi­guro. Plai­sir de la sérendipité.

En par­lant de Tum­blr, par­ti­ci­pez à notre nou­veau pro­jet, les corps impar­faits !

Les pénis, ça pousse dans les arbres, tout le monde le sait

Gal­lica, la biblio­thèque numé­rique de la BnF, pro­pose sur sa page face­book de décou­vrir chaque semaine un « invité ». Cette semaine, Dis­car­ding Images, un tum­blr/twit­ter/face­book qui col­lec­tionne les illus­tra­tions médié­vales plus ou moins hila­rantes. À l’affiche sur la page, des images au contenu inat­tendu pour des codex médiévaux.

Accom­pa­gnées de des­crip­tions tout aussi déso­pi­lantes, comme ci-dessus « Penis tree », « L’arbre à pénis ». Ou ci-dessous un flower-farting tele­tubby, télé­tub­bies qui pète des fleurs, extrait du Livre des Hys­toires du mirouer du monde, dis­po­nible à la consul­ta­tion sur le site de Gal­lica.

On vous laisse décou­vrir le reste des images sur le site de Dis­car­ding Images.

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