Les hommes remplacent les femmes dans la publicité et tout devient différent

Vidéo par­lante d’étudiants cana­diens mon­trant une inver­sion des rôles dans la publi­cité entre des hommes et des femmes (pour en savoir un peu plus, ici). Certes, on pour­rait dire que des hommes nor­maux prennent la place de man­ne­quins et que cela accen­tue l’absurdité des posi­tions, mais ils ont fait avec les moyens du bord et n’oublions pas la puis­sance de pho­to­shop, qui ajoute de l’artifice aux cli­chés sexistes.

 

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Soirée de Lancement de L’imparfaite #5 jeudi 16 mai !

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Pour le lan­ce­ment de son #5, L’imparfaite va célé­brer ses nuits sans som­meil au 9b. Venez décou­vrir le nou­veau numéro, tou­jours meilleur que le der­nier, afin d’en apprendre plus sur la Play­night les­bienne à Paris, les nudistes à San Fran­cisco, les harems en Orient, les gays et les­biennes en Ile-de-France, les fel­la­tions de chauve-souris, le porno à Prague et les zom­bies chez les anthropologues…

Cette année, il n’y aura pas de pro­blème de queue à l’entrée, sauf peut-être pour la bière et l’achat de L’imparfaite.

N’oubliez pas, le numéro est déjà dis­po­nible en pré­vente ici : http://www.limparfaite.com/

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Line-up disc jockeys :
Aamour Ocean : http://aamourocean.com/
Fils de Venus : http://filsdevenus.wordpress.com/

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Rendez-vous au 9B !
68 bou­le­vard de la Vil­lette
Jeudi 16 mai à 19h30
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Sur Face­book, c’est ici.

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Sonnet pour tous

SONNET CXVI

Let me not to the mar­riage of true minds
Admit impe­di­ments. Love is not love
Which alters when it alte­ra­tion finds,
Or bends with the remo­ver to remove:
O no! It is an ever-fixèd mark
That looks on tem­pests and is never sha­ken;
It is the star to every wan­de­ring bark,
Whose worth’s unk­nown, although his height be taken.
Love’s not Time’s fool, though rosy lips and cheeks
Within his ben­ding sickle’s com­pass come:
Love alters not with his brief hours and weeks,
But bears it out even to the edge of doom.
If this be error and upon me pro­ved,
I never writ, nor no man ever loved

I came across this son­net in the throes of a tur­gid ado­les­cence. Mine was like yours: lots of ques­tions, a bunch of resent­ment, bouts of denial and enthu­siasm, crushes and paren­tal misun­ders­tan­dings. I lat­ched onto that son­net like some kind of bobo-emo truth.
William S.
But this son­net has also ser­ved me well in adult life. It’s been my logi­cal, natu­ral contri­bu­tion to matri­mo­nial bliss.
It’s pretty damn reliable.
It’s Sha­kes­peare, of course, and suf­fers in trans­la­tion (sorry Vic­tor). Here it is in French anyhow:

N’apportons pas d’entraves au mariage de nos âmes loyales. Ce n’est pas de l’amour que l’amour qui change quand il voit un chan­ge­ment, et qui répond tou­jours à un pas en arrière par un pas en arrière.

Oh ! non ! l’amour est un fanal per­ma­nent qui regarde les tem­pêtes sans être ébranlé par elles ; c’est l’étoile brillant pour toute barque errante, dont la valeur est incon­nue de celui même qui en consulte la hauteur.

L’amour n’est pas le jouet du Temps, bien que les lèvres et les joues roses soient dans le cercle de sa faux recour­bée ; l’amour ne change pas avec les heures et les semaines éphé­mères, mais il reste immuable jusqu’au jour du jugement.

Si ma vie dément jamais ce que je dis là, je n’ai jamais écrit, je n’ai jamais aimé.

It’s a good wed­ding num­ber, n’est-ce pas? One of the best. Feel free to claim it as your own.
Any­how, rea­ding it, myself, at my sister’s wed­ding, at my friend’s enga­ge­ment, I felt like an impos­tor. Here I was at the ulti­mate cele­bra­tion of love, family, and all things good – for bet­ter or worse – adding my two cents, via Sha­kes­peare, to the grand ritual, my blessing.
Yet I was an outsider.
Étran­ger to this « Love » because a devo­tee of that other kind, the kind that dare not speak its name. And though I spoke the Bard’s words, each one was a barb remin­ding me that my love, my mar­riage of true minds, was bound by impe­di­ments social, legal and constitutional.
No more.
Never­more.
Le mariage pour tous is more than a legal vic­tory, a recog­ni­tion of rights and res­pon­si­bi­li­ties, it’s the ren­ding of an insi­dious veil of shame. A glass cei­ling on love, an error that always had to be proved.
It was Shakespeare’s bir­th­day yes­ter­day, he would have tur­ned 449. It was also mine, I tur­ned 27. And that son­net was born anew.
Next time I read it, at my wed­ding or yours, there won’t be an étran­ger in the room.

«Stylist», que la femme vaniteuse reste bien à sa place

Stylist

Jeudi, comme me l’indiquait l’hôtesse qui le dis­tri­buait, sor­tait le « nou­veau maga­zine fémi­nin gra­tuit, qui nous vient de Londres ». Sty­list, au for­mat simi­laire à celui d’A Nous Paris, le gra­tuit dans lequel le groupe Marie Claire vient d’investir 10 mil­lions d’euros, titre donc Une géné­ra­tion de filles frap­pés du syn­drome Won­der Woman. Je cherche mon che­min jusqu’à l’article cen­tral pour en savoir plus. Page 32, je découvre le papier. Il explique que «c’est la mala­die géné­ra­tion­nelle qui pousse les filles à se trans­for­mer en machines mul­ti­tâches. Assez ? » et est illus­tré par une pauvre Won­der Woman (bien mai­gri­chonne) la tête enter­rée dans le bitume qui s’est cramé les ailes à force de vou­loir voler trop haut.

 

Serait-ce la dénon­cia­tion de cette injonc­tion à être femme, tra­vailleuse, mère, à tout mener de front sans lâcher le rouge à lèvres et le fémi­nisme ? Effec­ti­ve­ment, l’article parle de Won­der Woman, la femme qui « incarne par­fai­te­ment le fan­tasme d’une géné­ra­tion qui rêve de pou­voir tout faire à la fois : car­rière, famille, fête, sexe et jog­ging », puis se demande « pour­quoi les femmes se mettent-elles une pres­sion pareille ? L’une des pre­mières expli­ca­tions est à cher­cher dans la lutte pour l’égalité des sexes ». Nous appre­nons que « le monde est tou­jours dirigé par des hommes », et que « l’idée déve­lop­pée en sous-texte consiste à dire que la femme peut être l’égale de l’homme à condi­tion de cumu­ler les tâches ». Jusque là, d’accord.

 

Mais ensuite, point de fémi­nisme. Au lieu d’un dévoi­le­ment des méca­nismes qui font que les femmes « still can’t have it all », comme le décla­rait Anne-Marie Slaugh­ter aux Etats-Unis, l’article dénonce « le web, miroir des vani­tés ». Et oui les filles, ce n’est pas parce que la société est construite sur des règles où les femmes s’épuisent à tout cumu­ler, ou alors font un choix entre vie pro­fes­sion­nelle, per­son­nelle et fami­liale, mais c’est bien notre propre faute, parce que nous met­tons nos vies en vitrine et en plus on se tire dans les pattes : « Une riva­lité silen­cieuse qui met en concur­rence toute la géné­ra­tion Y ».

 

Les femmes n’échappent pas, une fois de plus, à leur nature fémi­nine : vani­teuse, en repré­sen­ta­tion, exhi­bi­tion­niste et rivale. « Chez toute super fille de notre géné­ra­tion, monte l’envie de bri­ser ses chaînes, de jeter sa balance, d’éteindre l’ordinateur et de reprendre une acti­vité nor­male », peut-on lire. L’article ne cherche pas à chan­ger le fonc­tion­ne­ment de la société, qui impose aux femmes de cumu­ler alors que les maris ne se posent même pas la ques­tion de la coexis­tence de leur vie pro­fes­sion­nelle et fami­liale. Sty­list va nous apprendre à res­ter bien sage­ment à notre place, au risque de nous brû­ler la cape si jamais il nous pre­nait l’envie de faire trop de remous.

Les gens qui font l’amour dans une chambre d’hôtel sont-ils les symboles de notre désir de Macbook?

Noah Kalina est un pho­to­graphe new-yorkais. Il s’est rendu célèbre sur les Inter­nets grâce à sa vidéo virale Eve­ry­day, com­po­sée de 6 ans de cli­chés de lui-même mis bout à bout sur une musique de son ex. Consé­cra­tion, la vidéo est reprise dans un épisode des Simp­son.

Il assure ensuite sa street-cred en pho­to­gra­phiant le mariage de Mark Zucker­berg et Pris­cilla Chan. Mais ce n’est pas pour son côté photographe-star qu’on s’intéresse aujourd’hui à Noah. Plu­tôt pour l’une de ses séries moins virales : Internet/Sex.

 

 

 

La série est com­po­sée d’une alter­nance de cli­chés. D’un côté des poses longues de couples fai­sant l’amour, l’effet de flou don­nant à l’action l’aspect d’un rêve. De l’autre,  des pho­to­gra­phies d’ordinateurs por­tables éclai­rant de leur lumière blan­châtre les pièces vides où ils se trouvent.

 

 

 

La scène d’amour est figée sous notre regard dans sa tota­lité grâce à la pose longue. En réponse à ces cli­chés sug­ges­tifs, l’ordinateur sym­bo­lise notre connexion Inter­net, le consu­mé­risme sexuel moderne et la déshu­ma­ni­sa­tion de la por­no­gra­phie en ligne.

 

 

À consul­ter : son site et son blog.

Hyperréalisme à coups de pinçeaux

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Damien Loeb est un peintre âgé de 43 ans, basé à New York. Ses oeuvres sont des tableaux hyper­réa­listes réa­li­sés le plus sou­vent à l’huile sur toile. Loeb s’est d’abord fait connaître en s’appropriant des images publi­ci­taires ce qui lui a valu quelques pro­blèmes avec les auteurs ori­gi­naux (voir les deux images ci-dessous). Pour sa der­nière série de toiles, qui a été expo­sée en 2011, il a réa­lisé des por­traits à par­tir de pho­to­gra­phies de sa femme.

“We’re not plun­de­ring. We’ve been force-fed. We’re not sam­pling — we’re digesting.”

Savoir que c’est sa femme qui est dépeinte en train de cher­cher le pack de lait dans le frigo rend la pein­ture à la fois per­son­nelle et érotique. On entre dans l’intimité du couple.

La série Ver­schrän­kung and The Uncer­tainty Prin­ciple (titre de l’exposition où elle a était pré­sen­tée) est une belle étude du rap­port entre l’artiste et sa muse. On peut en lire un peu plus sur le couple dans une inter­view qu’à donné Zoya Loeb en 2011 à Har­per.

On appré­cie ce tra­vail qui ques­tionne  les rap­ports dans le couple. Damian Loeb n’a pas peur d’exposer son uni­vers érotique au tra­vers de pein­tures ultra-réalistes, et ça nous per­met de tou­jours en par­ler 2 ans plus tard.

Son site et sa gale­rie.

 

 

Plaisir de (ré)écouter la petite musique enveloppant la jouissance (artificielle?)

Debbie

Dum Dum, un blog de musique franco-français, a publié en début de mois dans sa sec­tion Lis­to­ma­nia, une com­pi­la­tion de bonne fac­ture des meilleures bandes ori­gi­nales de films por­no­gra­phiques. On a beau­coup appré­cié parce que ça nous a rap­pelé quelques sou­ve­nirs d’ado. Ils n’ont rien oublié puisqu’on saute de l’Alle­magne aux États-Unis d’Amérique en pas­sant par les trou­vailles de Born Bad Record Paris de la bonne époque. Pour le plai­sir des oreilles on vous a sélec­tionné quelques mor­ceaux choi­sis, mais allez écou­ter la play­list com­plète sur leur site.

 

 

Très mal classé à notre goût, le thème de Deb­bie Does Dal­las, 15ème sur 15.

 

 

Ennio Mor­ri­cone au meilleur de sa forme, 13ème.

 

 

Le numéro un, selon Dum Dum.

 

On regrette quand même que des com­po­si­teurs un peu plus rock ‘n roll under­ground ne figurent pas dans le clas­se­ment, tel que les Dum Dum Boys (le nom est une simple coïn­ci­dence), groupe niçois qui avait pro­duit la bande ori­gi­nale du film Por­no­vista de Pas­cal Delau­nay… On vous four­nit un extrait film, mais ne cli­quez pas si quelqu’un sur­veille l’historique de votre navi­ga­teur Inter­net -> por­no­hub link.

 

 

Le Prince noir

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«Quelque chose s’empare de toi. Sophie fait volte-face et te demande qu’est ce qu’il y a ? Elle semble déçue, tu lui dis au revoir et d’un der­nier regard tu embrasses le prince noir.»

 

Perez  — Le Prince noir
 

( EP Cra­mer dis­po­nible / Face­book / Release Party ce ven­dredi au Nou­veau Casino)