Ce n’est pas complètement idiot de se faire greffer un troisième sein pour échapper aux hommes

 

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Hoax ou pas ? Tout ce que compte la crème de la crème de la presse mon­diale, The Sun, Buzz­feed, The Huf­fing­ton Post, désor­mais L’imparfaite, est en train d’enquêter pour savoir si une femme qui se fait appe­ler Jas­mine Tri­de­vil s’est fait gref­fer un troisième sein.

 

 

C’est ce que laissent pen­ser les pho­tos ou les vidéos, dont l’une déjà vue plus de deux mil­lions de fois, qu’elle a elle-même mis en ligne. Buzz­feed remarque tou­te­fois que per­sonne ne l’a ren­con­trée et que le nom de domaine est pos­sédé par une adepte des hoax. A The Sun, pour­tant, elle main­tient sa ver­sion et assure que cela lui a coûté un peu plus de 20 000 dol­lars en chi­rur­gie esthétique.

 

 

 

 

Selon elle, cette opé­ra­tion avait un but bien pré­cis: l’éloigner des hommes. Elle ne sou­haite plus avoir de rendez-vous galant et estime que, trans­for­mée ainsi, elle sera moins attrac­tive. Cela paraît com­plè­te­ment idiot. Pour­quoi, si elle ne veut plus voir des hommes, ne pas le déci­der tout sim­ple­ment ? Ce n’est pas faux, mais peut-être manque-t-elle de volonté et avait-elle besoin d’un coup de pouce, de se créer un masque.

 

 

Pour cela, le choix du troi­sième sein n’est pas, d’un point de vue mytho­lo­gique, com­plè­te­ment illo­gique. Elle res­semble à la déesse grecque Arté­mis ; Diane chez les Romains. Jugez-en plutôt.

 

 

(« Arte­mis of Ephe­sus » par QuartierLatin1968 et une photo Face­book de la dénom­mée Jas­mine Tridevil)

L’Autre pour pen­ser le Même

 

 

La déesse Arté­mis, ici l’une des sta­tues du temple d’Ephèse, en Grèce, était sou­vent repré­sen­tée avec une mul­ti­tude de seins. Coïn­ci­dence trou­blante et plu­tôt habile de la part de Jas­mine Tri­de­vil. Si Arté­mis est connue pour être la Chas­se­resse, c’est aussi «la Jeune Fille, la pure Par­the­nos. Elle est vouée à une vir­gi­nité éter­nelle», explique l’helléniste Jean-Pierre Ver­nant dans La mort dans les yeux. Dans cet ouvrage, il s’intéresse à la figure de l’Autre dans la Grèce ancienne. Arté­mis, comme Gorgô la méduse, joue un rôle par­ti­cu­lier. Sou­vent per­çue comme une étran­gère, un peu inquié­tante, peut-être nor­dique, elle est pour­tant l’une des figures les plus anciennes du pan­théon grec, appa­rais­sant dès le XIIe siècle avant Jésus-Christ. «A la fois déesse du monde sau­vage, et déesse de la fécon­dité», elle «hante tous les lieux que les Grecs nomment agros, les terres non culti­vées», elle est «dans les confins, les zones limi­trophes», conti­nue Jean-Pierre Vernant.

 

 

La vision de cette femme à trois seins, qu’elle existe réel­le­ment ou non, nous met mal à l’aise. On l’imagine ainsi assez mal en nou­nou de nos enfants, adepte de la «théo­rie du genre». Et pour­tant, Arté­mis est cou­ro­trophe, char­gée d’accompagner les jeunes vers l’âge adulte, alors que leur genre est encore flou. Auprès d’elle, «les jeunes occupent, comme la déesse, une posi­tion limi­nale, incer­taine et équi­voque, où les fron­tières qui séparent les gar­çons des filles, les jeunes des adultes, les bêtes des hommes, ne sont pas encore net­te­ment fixées», écrit le chercheur.

 

 

Même si elles rejettent tout contact amou­reux, Arté­mis, et désor­mais Jas­mine Tri­de­vil, res­tent à la lisière du monde et nous oblige à nous inter­ro­ger sur nous-mêmes, plu­tôt que, par auto­ma­ti­cité, reje­ter ces actes dans les méandres de la folie. «Le Même ne se conçoit que par rap­port à l’Autre, rap­pelle Jean-Pierre Ver­nant. Si le Même reste refermé sur lui-même, il n’y a pas de pen­sée pos­sible. Il faut ajou­ter: pas de civi­li­sa­tion non plus». Appel à la tolé­rance, c’est parce qu’elles nous font réagir, que, d’une cer­taine manière, nous sommes.

 

 

PS: Oui, oui, on a pas oublié que les troi­sièmes seins sont une habi­tude, cf. la dame de Total Recall. On retrouve aussi une femme à trois seins dans la BD Valé­rian et Lau­re­line.

 

 

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De manière géné­rale, c’est un per­son­nage plu­tôt popu­laire dans les ouvrages de SF. Il per­met de carac­té­ri­ser l’Alien, l’étranger, tout en lui don­nant une forme humaine, donc poten­tiel­le­ment atti­rante. On revient à l’autre, en bor­dure des deux mondes, Arté­mis. Logique.

 

« ey », « ze » ou « hir », des pronoms non genrés

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Minus 18, le grand réseau de jeunes LGBT aus­tra­lien, vient de lan­cer un pro­jet amu­sant et inté­res­sant : Pro­nouns.

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Pour éviter le mis­gen­de­ring, l’utilisation d’un pro­nom genré non-adapté à la per­sonne à laquelle on s’adresse, de nou­veaux pro­noms neutres se sont créés par­mis les com­mu­nau­tés LGBT anglo­phones : « ey », « ze » ou « hir ». C’est pour la même rai­son que la gram­maire clas­sique conseille d’utiliser « they » à la place de « his » dans le cas suivant:

 

« Has eve­ryone got­ten his new IDcard ? » ver­sus « Has eve­ryone got­ten their new IDcard ? »

 

C’est une ques­tion pure­ment lin­guis­tique et par­ti­cu­liè­re­ment ennuyeuse qui peut paraître inutile, jusqu’à ce qu’on s’adresse à une per­sonne tran­sexuelle, ou sim­ple­ment quelqu’un ne vou­lant pas être défi­nie par son genre, et qu’on passe pour un abruti insen­sible aux ques­tions de genre.

 

Pour éviter ça, Minus18 a créé une cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion et une appli­ca­tion flash qui vous pro­pose une leçon de gram­maire et des exer­cices pour vous entraî­ner à uti­li­ser ces nou­veaux pro­noms. Une vidéo explique égale­ment le pro­jet. Le tout dis­po­nible sur le site inter­net de Minus18 : https://minus18.org.au/

 

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À bientôt

 

Dehors, c’est l’été.

Les rues de la capi­tale se vident len­te­ment. Vous suez du front. De notre côté, on vous pré­pare des sur­prises. En atten­dant la ren­trée Dan­ge­rous Minds nous offre une petite video « found foo­tage » qui nous explique com­ment faire du cyber­sex sur les inter­nets en 1997.

Bon été, bonnes vacances, bisous.

Yesssssssssssssss.

wtf la tribune de la biffle

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Je ne sais pas exac­te­ment ce qui a pris Didier Les­trade d’écrire cette soi-disant « Tri­bune pro-biffle » sur Brain Maga­zine, ni de quelles fémi­nistes il parle exac­te­ment qui ont été hor­ri­fiées par cette pra­tique. À la base en fait, je me fous pas mal de la biffle et je n’avais pas com­pris que c’était devenu le nou­veau sujet de société. Je n’avais pas com­pris que les bif­fleurs étaient une mino­rité dont il était néces­saire de défendre les droits contre l’attaque des fémi­nistes qui dominent la pla­nète mais bref.

 

Je ne crois pas que ce qu’on fait avec notre par­te­naire, si tout le monde est consentant.e, aille à l’encontre ou non du fémi­nisme. Je suis fémi­niste et l’assouvissement de mes désirs fait par­tie de mon fémi­nisme, pas le fait de refu­ser ou d’accepter telle ou telle pra­tique parce qu’elle serait contraire ou conforme à une sorte de dogme figé ou décidé par on ne sait qui. Biffler, en soi, n’a rien d’anti-féministe ou de fémi­niste, tout dépend des condi­tions dans les­quelles on biffle.

 

En revanche, je tolère assez mal qu’un homme (ou qui­conque d’ailleurs) vienne expli­quer ce que je dois accep­ter ou non comme pra­tiques sexuelles. Il y a sûre­ment des femmes (et autres) qui n’aiment pas la biffle, comme cer­tains hommes n’aiment pas qu’on leur mette un doigt par exemple, pas « parce que ça ne se fai­sait pas avant », ce à quoi Les­trade semble résu­mer l’argumentation contre cette pra­tique, mais juste parce qu’elles (il.les) n’aiment pas ça.

 

Je me fous que ça dur­cisse ta bite mec, si je veux pas, je veux pas.

 

Je passe sur l’argument «ça m’étonnerait que les fémi­nistes qui râlent contre la biffle ne se soient jamais offert au moins une nuit avec un méchant fucker», qui sup­pose de fait que les femmes se font tou­jours foutre par les mecs (jamais l’inverse les gars) et que les fémi­nistes font sem­blant de s’opposer à l’ordre mas­cu­lin, mais que fina­le­ment elles adorent se faire tron­cher aussi de temps en temps (une femme reste une femme). Quand elle dit non, elle en veut encore : ce leit­mo­tiv de la culture sexiste qui, dans tous les milieux, conti­nue de faire des ravages.

 

Donc pour celle qui ne veut pas se faire bif­fler, selon Les­trade, « tu es juste une femme de 40 ans et plus qui vou­drait qu’on lui fasse l’amour comme en 1984, selon les prin­cipes du Yup­pie Hand­book ? Ou alors t’es comme Scar­lett Johans­son dans Don Jon qui est furieuse parce que Joseph Gordon-Lewitt se branle sur des films de boules ? M’enfin, tous les hommes font ça ! […] Les kids ont com­plè­te­ment décom­plexé ces pra­tiques et on en est recon­nais­sants, ils baisent comme des dieux et on devrait les suivre. Après tout, c’est les meilleurs. »

 

Expli­ca­tion : les filles qui ne veulent pas se faire bif­fler sont donc de grandes roman­tiques coin­cées du cul qui ne sup­portent tou­jours pas que leur mec regarde des films de cul. Merde.

 

Conseil : ne dis sur­tout jamais que tu n’aimes pas ou n’as pas envie, ne dis pas non, sinon tu vas pas­ser pour une grosse relou. Dans le contexte actuel, sans rap­pro­cher des choses qui demeurent dif­fé­rentes, ce n’est pas très marrant.

 

De fait, ce qu’il y a de fémi­niste à par­ler de biffle et d’autres pra­tiques, quelles qu’elles soient (des léchouillis les plus vanille au buk­kake le plus flo­ris­sant), c’est qu’il importe de sou­te­nir les filles (et les autres) qui ne veulent pas avoir ces pra­tiques, peu importe leurs rai­sons. Elles n’ont pas à accep­ter des choses qu’elles n’ont pas envie de faire. Et ce n’est à per­sonne de venir don­ner des leçons de morale sur la manière dont on doit bai­ser ou biffler.

 

Arrê­tez de dépeindre le fémi­nisme comme un com­bat d’arrière-garde, en évoquant on ne sait quelle hypo­thé­tique fémi­niste, qui n’est même pas citée dans l’article, en rap­por­tant ses pro­pos comme ceux d’une MILF aigrie et coin­cée. Je ne fais pas par­tie du fémi­nisme qui condamne en soi des pra­tiques sexuelles en les trou­vant par nature anti-féministes, sans les ana­ly­ser dans leur contexte par­ti­cu­lier. Cela me semble impor­tant de ne pas lais­ser la voie ouverte à cer­tains fémi­nismes qui peuvent par­fois être les cou­verts d’un conser­va­tisme. Mais il ne faut pas amal­ga­mer tous les fémi­nismes en décré­di­bi­li­sant un mou­ve­ment qui a déjà du mal à se faire entendre et qui a encore beau­coup de défis à rele­ver, que ce soit du point de vue sexuel, du genre ou socioéconomique.

 

Donc je n’ai aucune envie qu’un homme vienne encore, pour la mil­lième fois dans l’Histoire, poser sa bite sur Brain maga­zine pour expli­quer aux femmes ce qu’elles n’ont appa­rem­ment tou­jours pas assez entendu : qu’elles n’ont qu’à tou­jours dire oui et arrê­ter de faire leurs prudes. Si ça fait dur­cir les bites les filles, soyez contentes !

 

Et au fait Didier, on t’avait pas dit mais le nou­veau must chez les « jeunes », c’est de boire du sang de règles frai­che­ment pressé du tam­pon — ça fait remon­ter les zizis. N’hésite pas à t’en pro­cu­rer le plus vite pos­sible pour res­ter d’avant-garde ! (j’en ai en stock) Après tout, c’est les meilleurs.

 

Myr­tille

2048: les versions seins et pénis

Si vous traî­nez sur Inter­net ou sur votre smart­phone, vous avez sans doute décou­vert le jeu 2048. Le déve­lop­peur ayant laissé son code en libre accès, de mul­tiples ver­sions paro­diques sont appa­rues. Et notam­ment deux, mais il y en a peut-être d’autres, à carac­tère sexuelle.

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Pour jouer aux jeux, il faut cli­quer sur les images.

 

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Au-delà du plai­sir des gifs, l’idée n’est pas inin­té­res­sante. Comme pour le 2048 ori­gi­nal, on pour­rait ima­gi­ner que les auteurs pro­posent un che­mi­ne­ment vers la bite et les seins par­faits. Même si on ne par­tage pas for­cé­ment le même point de vue esthé­tique, l’auteur aurait pu aller des plus petits vers les plus gros, ou l’inverse, des poires vers les melons, etc. Mal­heu­reu­se­ment, ce n’est pas le cas pour les poi­trines. On n’est pas allés jusqu’au bout, mais ce ne sont que des grosses paires qui se trémoussent.

 

Pour les pénis, c’est plus rigolo. Il y a une vraie évolu­tion dans les gifs, ils s’améliorent au fil des fusions. On a notam­ment appré­cié le joli sexe nyan cat.

 

Lick me B****

 

Parce qu’à L’imparfaite, on pense que beau­coup de gens ne font pas assez de léchouilles, donc sui­vez les conseils éclai­rés que dis­pense Erika Moen sur le maga­zine Bitch: Femi­nist Res­ponse to Pop Culture et tout le monde sera bien plus content-e !

 

On Bitch Magazine, by Erika Moen

Source du comics ici.

 

Et d’ailleurs, le maga­zine Bitch est une très bonne revue (en langue anglaise), qui existe depuis 1996 et dont la réflexion fémi­niste sur le monde média­tique et la culture popu­laire appro­fon­dit tou­jours les com­plexi­tés des réa­li­tés gen­rées aux­quelles on se confronte tous-tes. Donc n’hésitez pas à aller y jeter un oeil !

 

 

Les cathos tradis n’aiment pas que «Tous à Poil» soit vendu à Sciences Po

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Via les Inter­nets, on est tombé sur ce papier amu­sant des auteurs du Rouge et le Noir, une «gazette catho­lique de réin­for­ma­tion». Ils ne sont pas du tout contents que Tous à Poil soit vendu à la librai­rie de Sciences Po.  «Bien placé dans les rayons, au milieu de titres aus­tères, cet ouvrage étonne : est-ce pour mieux col­ler aux aspi­ra­tions des jeunes étudiants de Sciences Po, rebu­tés par les lec­tures élitistes ? Par « sub­ver­sion » ? Si la librai­rie de Sciences Po s’imagine cho­quer l’ordre établi, elle est gro­tesque», écrivent-ils.

 

«De leur côté, les nudistes non-pratiquants de Sciences Po appré­cie­ront ce pro­sé­ly­tisme qui vient à l’encontre des prin­cipes de laï­cité», continuent-ils. Espé­rons qu’ils ne découvrent pas trop vite que cette librai­rie pro­pose aussi L’imparfaite, revue dans laquelle il est arrivé que des étudiant(e)s de l’IEP posent nus. Cela risque de défi­ni­ti­ve­ment les traumatiser.

Ren Hang, sexe, amour et censure chinoise

 

 

Le jeune pho­to­graphe chi­nois Ren Hang expose à la gale­rie Nue, à Pan­tin. Tout le monde en a parlé. Nous sommes vrai­ment très heu­reux de cette recon­nais­sance. La pre­mière fois que nous l’avons publié, c’était en mai 2011 (puis à nou­veau dans notre der­nier numéro). A l’époque, il n’avait qu’un Fli­ckr, on échan­geait dans un anglais aléa­toire, il met­tait par­fois long­temps à répondre, pre­nant de mul­tiples pré­cau­tions pour ne pas être repéré par la censure.

Bravo à lui. Vous pou­vez aller voir l’expo jusqu’au 14 mars.

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Et sinon, vous connais­sez notre pro­jet les corps imparfaits?

 

 

 

Barneys, Bruce Weber et le genre

 

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A  New York, il y a un grand maga­sin, et ce grand maga­sin a demandé à un grand pho­to­graphe de racon­ter des his­toires. Ces his­toires sont celles de per­sonnes trans vivants aujourd’hui dans cette ville. Toutes racontent leurs che­mins, et posent avec les membres de leur famille et leurs ami(e)s qui les ont tou­jours sou­te­nues. Ces images sont belles, leurs mots aussi.

L’ensemble de la cam­pagne se trouve ici

 

 

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Let’s get down to some sci-fi porn with Shu Lea Cheang

 

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Shu Lea Cheang lors des audi­tions pour Fluid : the movie au Danemark

 

Si vous êtes par hasard à Ber­lin et que vous vous sen­tez l’âme actrice, n’hésitez pas à ten­ter votre chance lors du cas­ting pour le pro­chain film de la réa­li­sa­trice taï­wa­naise Shu Lea Cheang.

 

 

Après I.K.U. son pre­mier film de sexe futu­riste sorti en 2000 (et pre­mier film por­no­gra­phique pré­senté au fes­ti­val Sun­dance), elle conti­nue dans la veine science-fiction por­no­gra­phique avec Fluid : the movie. Le sce­na­rio est basé dans une réa­lité « post-SIDA », où le virus du SIDA aurait muté chez cer­tains indi­vi­dus en un fluide blanc conver­tible en drogue ultra-sexuelle. Dans une ambiance mêlant William S. Bur­roughs et Blade Run­ner, les por­teurs du fluide sont donc chas­sés par tout le monde, des répli­cants résis­tants à la drogue mis­sion­nés par le gou­ver­ne­ment aux barons de la drogue qui voient en eux l’avenir de leur fortune.

 

Pour le film, Shu Lea Cheang recherche donc des  « gender-fluid human and non-human who can act, suck, jerk, fuck, eject and get vir­tual high to join the cas­ting ses­sion » .

 

N’hésitez plus, le cas­ting est demain, envoyez juste votre CV pour vous ins­crire, toutes les infos ici.