On fait rien sur Kim ?

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– On fait rien sur Kim ?

 

– Je t’envoie une photo qui résume mon avis sur la question

 

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– Je n’ai pas compris.

 

– Ça n’a pas de sens

 

– Elle a cassé métaphoriquement Internet. C’est fort. Elle se montre nue, de face, il faut oser aussi.

 

– Mouais

 

– On n’est pas censé célébrer ce genre d’actionnisme?

 

– Bah oui, mais est-ce qu’on veut vraiment célébrer le fait que cette c**** imbus d’elle-même se mette “à poil” (ses fesses pourraient être en plastique, une moulure, un montage), qui plus est uniquement pour faire le buzz et gagner plus d’argent?

 

– Mais ce n’est pas à ça que sert Internet aujourd’hui? Faire du buzz et gagner plus d’argent pour ceux qui font déjà du buzz et gagnent de l’argent?

 

– Non. Internet sert à tout. Et si on célèbre le pire de ses usages, alors on dit le pire de nous-même. Il faudrait plutôt se moquer d’elle, ou expliquer son geste et ses conséquences.

 

– Ok. Quel geste. Quelle conséquence? La nudité a-t-elle toujours du sens?

 

– Le geste “Kim Kardashian montre ses fesses”, et les conséquences sont nulles, zero, peau de zob, dans un monde où montrer ses fesses n’a pas de sens pour quelqu’un qui est médiatisé à ce point. Etre médiatisé c’est être bien plus “à poil” que se montrer nu. Tout geste a du sens, l’absence de sens a une signification.

 

– Tu veux dire que c’est trop facile. Et pourtant ça marche: pourquoi?

 

– Non je veux dire que ça ne marche pas. Ça ne casse rien, surtout pas trois pattes à un canard. C’est très compliqué pour elle de faire ça, c’est important pour elle, mais tout le monde s’en fout.

 

– Tu t’en fous, toi. A partir du moment où il y a des milliers de tweets, des détournements pas centaines, même si c’est pour se moquer, cela montre que les gens y attachent une importance. Ils y pensent. Et penser c’est déjà être partie prenante.

 

– Je pense que c’est faux. Ils y pensent pour ne pas penser à autre chose. Qui a sincèrement envie de penser au cul de Kardashian ? Il est gros, flasque, moche, riche, brillant, faux, ça n’a aucun intérêt. Le cul de Kardashian est vide.

 

– Il est là. Il est nu. Ses seins aussi. Tout est nu.

 

– Exact, c’est un corps nu. au même titre qu’un autre. Elle dit : je suis comme tout le monde. Acceptez-moi comme je suis, je me trouve moche. Je me cache derrière ma serviette de honte.

 

– Elle dit le contraire: je ne suis pas comme tout le monde et je vous emmerde.

 

– C’est une façade, un jeu. Ce n’est pas la réalité.

 

– A parce que maintenant il y a une réalité? C’est nouveau ça. Je pensais pas qu’on défendait la réalité.

 

– On ne peut pas s’attarder que sur la forme des choses. On s’est toujours attardé sur le fond des problèmes, pour les comprendre.

 

– Je trouve que dire que son cul est vide, c’est régler le problème trop vite.

 

– Je pense que la seule manière de parler de façon intéressante du cul de Kardashian c’est d’en faire un malentendu. D’interpréter de travers son geste. Il ne faut pas acheter à crédit le message qu’elle tente de nous faire répéter. Si c’est pour dire : Kim Kardashian a cassé les internets en montrant ses fesses parce qu’elle dit “je suis grosse et je vous emmerde”. Laissons les autres le faire et ne participons pas au bruit ambiant.

 

– Je la trouve pas grosse. C’est plutot “je suis nue et je vous emmerde”, non?

 

– Si tu veux. Encore moins de fond donc. Elle dit rien. Elle montre son cul et son portefeuille, et c’est tout. “Regardez, mon cul est bien moins obscène que mon compte en banque”

 

– On touche à quelque chose. Et si c’était ça l’enjeu? Nous faire aimer les riches et leur pardonner. “Regardez, nous sommes les seuls gens cools capables de casser Internet”. En nous mettant nu. Aimez-nous. Enviez-nous.

 

– Bon ça c’est le capitalisme… “Regardez je suis cool, tu peux être comme moi, toi aussi”. Non, Kardashian pense vraiment qu’elle est au-dessus de tout le monde grâce à son compte en banque. Elle pense qu’elle est meilleur de naissance, de capital, de patrimoine, de gènes, etc.

 

– Rien de nouveau quoi.

 

– Ah ça. C’est sûr que beaucoup l’ont fait avant elle. Et elle a rien de spécial. A part son portefeuille. Personne d’aussi riche ne l’a fait avant elle…

 

– Pas sur ça.

 

– Combien elle a ? Bon, c’est pas important. A partir de “milliardaire”, ça ne compte plus vraiment.

 

– Rien n’est important.

 

– L’important, c’est qu’elle fait parler pour rien dire

 

– Ça a plutôt bien marché pour ce post de blog.

 

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Quentin & Diégo

 

PS : Ce post aurait dû être publié deux jours plus tôt mais notre blog a été attaqué. Nous sommes en train de le réparer.

 

 

Ce n’est pas complètement idiot de se faire greffer un troisième sein pour échapper aux hommes

 

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Hoax ou pas ? Tout ce que compte la crème de la crème de la presse mondiale, The Sun, Buzzfeed, The Huffington Post, désormais L’imparfaite, est en train d’enquêter pour savoir si une femme qui se fait appeler Jasmine Tridevil s’est fait greffer un troisième sein.

 

 

C’est ce que laissent penser les photos ou les vidéos, dont l’une déjà vue plus de deux millions de fois, qu’elle a elle-même mis en ligne. Buzzfeed remarque toutefois que personne ne l’a rencontrée et que le nom de domaine est possédé par une adepte des hoax. A The Sun, pourtant, elle maintient sa version et assure que cela lui a coûté un peu plus de 20 000 dollars en chirurgie esthétique.

 

 

 

 

Selon elle, cette opération avait un but bien précis: l’éloigner des hommes. Elle ne souhaite plus avoir de rendez-vous galant et estime que, transformée ainsi, elle sera moins attractive. Cela paraît complètement idiot. Pourquoi, si elle ne veut plus voir des hommes, ne pas le décider tout simplement ? Ce n’est pas faux, mais peut-être manque-t-elle de volonté et avait-elle besoin d’un coup de pouce, de se créer un masque.

 

 

Pour cela, le choix du troisième sein n’est pas, d’un point de vue mythologique, complètement illogique. Elle ressemble à la déesse grecque Artémis ; Diane chez les Romains. Jugez-en plutôt.

 

 

(« Artemis of Ephesus » par QuartierLatin1968 et une photo Facebook de la dénommée Jasmine Tridevil)

L’Autre pour penser le Même

 

 

La déesse Artémis, ici l’une des statues du temple d’Ephèse, en Grèce, était souvent représentée avec une multitude de seins. Coïncidence troublante et plutôt habile de la part de Jasmine Tridevil. Si Artémis est connue pour être la Chasseresse, c’est aussi «la Jeune Fille, la pure Parthenos. Elle est vouée à une virginité éternelle», explique l’helléniste Jean-Pierre Vernant dans La mort dans les yeux. Dans cet ouvrage, il s’intéresse à la figure de l’Autre dans la Grèce ancienne. Artémis, comme Gorgô la méduse, joue un rôle particulier. Souvent perçue comme une étrangère, un peu inquiétante, peut-être nordique, elle est pourtant l’une des figures les plus anciennes du panthéon grec, apparaissant dès le XIIe siècle avant Jésus-Christ. «A la fois déesse du monde sauvage, et déesse de la fécondité», elle «hante tous les lieux que les Grecs nomment agros, les terres non cultivées», elle est «dans les confins, les zones limitrophes», continue Jean-Pierre Vernant.

 

 

La vision de cette femme à trois seins, qu’elle existe réellement ou non, nous met mal à l’aise. On l’imagine ainsi assez mal en nounou de nos enfants, adepte de la «théorie du genre». Et pourtant, Artémis est courotrophe, chargée d’accompagner les jeunes vers l’âge adulte, alors que leur genre est encore flou. Auprès d’elle, «les jeunes occupent, comme la déesse, une position liminale, incertaine et équivoque, où les frontières qui séparent les garçons des filles, les jeunes des adultes, les bêtes des hommes, ne sont pas encore nettement fixées», écrit le chercheur.

 

 

Même si elles rejettent tout contact amoureux, Artémis, et désormais Jasmine Tridevil, restent à la lisière du monde et nous oblige à nous interroger sur nous-mêmes, plutôt que, par automaticité, rejeter ces actes dans les méandres de la folie. «Le Même ne se conçoit que par rapport à l’Autre, rappelle Jean-Pierre Vernant. Si le Même reste refermé sur lui-même, il n’y a pas de pensée possible. Il faut ajouter: pas de civilisation non plus». Appel à la tolérance, c‘est parce qu’elles nous font réagir, que, d’une certaine manière, nous sommes.

 

 

PS: Oui, oui, on a pas oublié que les troisièmes seins sont une habitude, cf. la dame de Total Recall. On retrouve aussi une femme à trois seins dans la BD Valérian et Laureline.

 

 

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De manière générale, c’est un personnage plutôt populaire dans les ouvrages de SF. Il permet de caractériser l’Alien, l’étranger, tout en lui donnant une forme humaine, donc potentiellement attirante. On revient à l’autre, en bordure des deux mondes, Artémis. Logique.

 

“ey”, “ze” ou “hir”, des pronoms non genrés

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Minus 18, le grand réseau de jeunes LGBT australien, vient de lancer un projet amusant et intéressant : Pronouns.

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Pour éviter le misgendering, l’utilisation d’un pronom genré non-adapté à la personne à laquelle on s’adresse, de nouveaux pronoms neutres se sont créés parmis les communautés LGBT anglophones : “ey”, “ze” ou “hir”. C’est pour la même raison que la grammaire classique conseille d’utiliser “they” à la place de “his” dans le cas suivant:

 

“Has everyone gotten his new IDcard ?” versus “Has everyone gotten their new IDcard ?”

 

C’est une question purement linguistique et particulièrement ennuyeuse qui peut paraître inutile, jusqu’à ce qu’on s’adresse à une personne transexuelle, ou simplement quelqu’un ne voulant pas être définie par son genre, et qu’on passe pour un abruti insensible aux questions de genre.

 

Pour éviter ça, Minus18 a créé une campagne de sensibilisation et une application flash qui vous propose une leçon de grammaire et des exercices pour vous entraîner à utiliser ces nouveaux pronoms. Une vidéo explique également le projet. Le tout disponible sur le site internet de Minus18 : https://minus18.org.au/

 

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À bientôt

 

Dehors, c’est l’été.

Les rues de la capitale se vident lentement. Vous suez du front. De notre côté, on vous prépare des surprises. En attendant la rentrée Dangerous Minds nous offre une petite video “found footage” qui nous explique comment faire du cybersex sur les internets en 1997.

Bon été, bonnes vacances, bisous.

Yesssssssssssssss.

wtf la tribune de la biffle

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Je ne sais pas exactement ce qui a pris Didier Lestrade d’écrire cette soi-disant « Tribune pro-biffle » sur Brain Magazine, ni de quelles féministes il parle exactement qui ont été horrifiées par cette pratique. À la base en fait, je me fous pas mal de la biffle et je n’avais pas compris que c’était devenu le nouveau sujet de société. Je n’avais pas compris que les biffleurs étaient une minorité dont il était nécessaire de défendre les droits contre l’attaque des féministes qui dominent la planète mais bref.

 

Je ne crois pas que ce qu’on fait avec notre partenaire, si tout le monde est consentant.e, aille à l’encontre ou non du féminisme. Je suis féministe et l’assouvissement de mes désirs fait partie de mon féminisme, pas le fait de refuser ou d’accepter telle ou telle pratique parce qu’elle serait contraire ou conforme à une sorte de dogme figé ou décidé par on ne sait qui. Biffler, en soi, n’a rien d’anti-féministe ou de féministe, tout dépend des conditions dans lesquelles on biffle.

 

En revanche, je tolère assez mal qu’un homme (ou quiconque d’ailleurs) vienne expliquer ce que je dois accepter ou non comme pratiques sexuelles. Il y a sûrement des femmes (et autres) qui n’aiment pas la biffle, comme certains hommes n’aiment pas qu’on leur mette un doigt par exemple, pas « parce que ça ne se faisait pas avant », ce à quoi Lestrade semble résumer l’argumentation contre cette pratique, mais juste parce qu’elles (il.les) n’aiment pas ça.

 

Je me fous que ça durcisse ta bite mec, si je veux pas, je veux pas.

 

Je passe sur l’argument «ça m’étonnerait que les féministes qui râlent contre la biffle ne se soient jamais offert au moins une nuit avec un méchant fucker», qui suppose de fait que les femmes se font toujours foutre par les mecs (jamais l’inverse les gars) et que les féministes font semblant de s’opposer à l’ordre masculin, mais que finalement elles adorent se faire troncher aussi de temps en temps (une femme reste une femme). Quand elle dit non, elle en veut encore : ce leitmotiv de la culture sexiste qui, dans tous les milieux, continue de faire des ravages.

 

Donc pour celle qui ne veut pas se faire biffler, selon Lestrade, « tu es juste une femme de 40 ans et plus qui voudrait qu’on lui fasse l’amour comme en 1984, selon les principes du Yuppie Handbook ? Ou alors t’es comme Scarlett Johansson dans Don Jon qui est furieuse parce que Joseph Gordon-Lewitt se branle sur des films de boules ? M’enfin, tous les hommes font ça ! […] Les kids ont complètement décomplexé ces pratiques et on en est reconnaissants, ils baisent comme des dieux et on devrait les suivre. Après tout, c’est les meilleurs. »

 

Explication : les filles qui ne veulent pas se faire biffler sont donc de grandes romantiques coincées du cul qui ne supportent toujours pas que leur mec regarde des films de cul. Merde.

 

Conseil : ne dis surtout jamais que tu n’aimes pas ou n’as pas envie, ne dis pas non, sinon tu vas passer pour une grosse relou. Dans le contexte actuel, sans rapprocher des choses qui demeurent différentes, ce n’est pas très marrant.

 

De fait, ce qu’il y a de féministe à parler de biffle et d’autres pratiques, quelles qu’elles soient (des léchouillis les plus vanille au bukkake le plus florissant), c’est qu’il importe de soutenir les filles (et les autres) qui ne veulent pas avoir ces pratiques, peu importe leurs raisons. Elles n’ont pas à accepter des choses qu’elles n’ont pas envie de faire. Et ce n’est à personne de venir donner des leçons de morale sur la manière dont on doit baiser ou biffler.

 

Arrêtez de dépeindre le féminisme comme un combat d’arrière-garde, en évoquant on ne sait quelle hypothétique féministe, qui n’est même pas citée dans l’article, en rapportant ses propos comme ceux d’une MILF aigrie et coincée. Je ne fais pas partie du féminisme qui condamne en soi des pratiques sexuelles en les trouvant par nature anti-féministes, sans les analyser dans leur contexte particulier. Cela me semble important de ne pas laisser la voie ouverte à certains féminismes qui peuvent parfois être les couverts d’un conservatisme. Mais il ne faut pas amalgamer tous les féminismes en décrédibilisant un mouvement qui a déjà du mal à se faire entendre et qui a encore beaucoup de défis à relever, que ce soit du point de vue sexuel, du genre ou socioéconomique.

 

Donc je n’ai aucune envie qu’un homme vienne encore, pour la millième fois dans l’Histoire, poser sa bite sur Brain magazine pour expliquer aux femmes ce qu’elles n’ont apparemment toujours pas assez entendu : qu’elles n’ont qu’à toujours dire oui et arrêter de faire leurs prudes. Si ça fait durcir les bites les filles, soyez contentes !

 

Et au fait Didier, on t’avait pas dit mais le nouveau must chez les « jeunes », c’est de boire du sang de règles fraichement pressé du tampon – ça fait remonter les zizis. N’hésite pas à t’en procurer le plus vite possible pour rester d’avant-garde ! (j’en ai en stock) Après tout, c’est les meilleurs.

 

Myrtille

2048: les versions seins et pénis

Si vous traînez sur Internet ou sur votre smartphone, vous avez sans doute découvert le jeu 2048. Le développeur ayant laissé son code en libre accès, de multiples versions parodiques sont apparues. Et notamment deux, mais il y en a peut-être d’autres, à caractère sexuelle.

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Pour jouer aux jeux, il faut cliquer sur les images.

 

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Au-delà du plaisir des gifs, l’idée n’est pas inintéressante. Comme pour le 2048 original, on pourrait imaginer que les auteurs proposent un cheminement vers la bite et les seins parfaits. Même si on ne partage pas forcément le même point de vue esthétique, l’auteur aurait pu aller des plus petits vers les plus gros, ou l’inverse, des poires vers les melons, etc. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour les poitrines. On n’est pas allés jusqu’au bout, mais ce ne sont que des grosses paires qui se trémoussent.

 

Pour les pénis, c’est plus rigolo. Il y a une vraie évolution dans les gifs, ils s’améliorent au fil des fusions. On a notamment apprécié le joli sexe nyan cat.

 

Lick me B****

 

Parce qu’à L’imparfaite, on pense que beaucoup de gens ne font pas assez de léchouilles, donc suivez les conseils éclairés que dispense Erika Moen sur le magazine Bitch: Feminist Response to Pop Culture et tout le monde sera bien plus content-e !

 

On Bitch Magazine, by Erika Moen

Source du comics ici.

 

Et d’ailleurs, le magazine Bitch est une très bonne revue (en langue anglaise), qui existe depuis 1996 et dont la réflexion féministe sur le monde médiatique et la culture populaire approfondit toujours les complexités des réalités genrées auxquelles on se confronte tous-tes. Donc n’hésitez pas à aller y jeter un oeil !

 

 

Les cathos tradis n’aiment pas que «Tous à Poil» soit vendu à Sciences Po

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Via les Internets, on est tombé sur ce papier amusant des auteurs du Rouge et le Noir, une «gazette catholique de réinformation». Ils ne sont pas du tout contents que Tous à Poil soit vendu à la librairie de Sciences Po.  «Bien placé dans les rayons, au milieu de titres austères, cet ouvrage étonne : est-ce pour mieux coller aux aspirations des jeunes étudiants de Sciences Po, rebutés par les lectures élitistes ? Par « subversion » ? Si la librairie de Sciences Po s’imagine choquer l’ordre établi, elle est grotesque», écrivent-ils.

 

«De leur côté, les nudistes non-pratiquants de Sciences Po apprécieront ce prosélytisme qui vient à l’encontre des principes de laïcité», continuent-ils. Espérons qu’ils ne découvrent pas trop vite que cette librairie propose aussi L’imparfaite, revue dans laquelle il est arrivé que des étudiant(e)s de l’IEP posent nus. Cela risque de définitivement les traumatiser.

Ren Hang, sexe, amour et censure chinoise

 

 

Le jeune photographe chinois Ren Hang expose à la galerie Nue, à Pantin. Tout le monde en a parlé. Nous sommes vraiment très heureux de cette reconnaissance. La première fois que nous l’avons publié, c’était en mai 2011 (puis à nouveau dans notre dernier numéro). A l’époque, il n’avait qu’un Flickr, on échangeait dans un anglais aléatoire, il mettait parfois longtemps à répondre, prenant de multiples précautions pour ne pas être repéré par la censure.

Bravo à lui. Vous pouvez aller voir l’expo jusqu’au 14 mars.

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Et sinon, vous connaissez notre projet les corps imparfaits?

 

 

 

Barneys, Bruce Weber et le genre

 

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A  New York, il y a un grand magasin, et ce grand magasin a demandé à un grand photographe de raconter des histoires. Ces histoires sont celles de personnes trans vivants aujourd’hui dans cette ville. Toutes racontent leurs chemins, et posent avec les membres de leur famille et leurs ami(e)s qui les ont toujours soutenues. Ces images sont belles, leurs mots aussi.

L’ensemble de la campagne se trouve ici

 

 

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