Vidéo parlante d’étudiants canadiens montrant une inversion des rôles dans la publicité entre des hommes et des femmes (pour en savoir un peu plus, ici). Certes, on pourrait dire que des hommes normaux prennent la place de mannequins et que cela accentue l’absurdité des positions, mais ils ont fait avec les moyens du bord et n’oublions pas la puissance de photoshop, qui ajoute de l’artifice aux clichés sexistes.
Pour le lancement de son #5, L’imparfaite va célébrer ses nuits sans sommeil au 9b. Venez découvrir le nouveau numéro, toujours meilleur que le dernier, afin d’en apprendre plus sur la Playnight lesbienne à Paris, les nudistes à San Francisco, les harems en Orient, les gays et lesbiennes en Ile-de-France, les fellations de chauve-souris, le porno à Prague et les zombies chez les anthropologues…
Cette année, il n’y aura pas de problème de queue à l’entrée, sauf peut-être pour la bière et l’achat de L’imparfaite.
Let me not to the marriage of true minds Admit impediments. Love is not love Which alters when it alteration finds, Or bends with the remover to remove: O no! It is an ever-fixèd mark That looks on tempests and is never shaken; It is the star to every wandering bark, Whose worth’s unknown, although his height be taken. Love’s not Time’s fool, though rosy lips and cheeks Within his bending sickle’s compass come: Love alters not with his brief hours and weeks, But bears it out even to the edge of doom. If this be error and upon me proved, I never writ, nor no man ever loved
I came across this sonnet in the throes of a turgid adolescence. Mine was like yours: lots of questions, a bunch of resentment, bouts of denial and enthusiasm, crushes and parental misunderstandings. I latched onto that sonnet like some kind of bobo-emo truth.
But this sonnet has also served me well in adult life. It’s been my logical, natural contribution to matrimonial bliss.
It’s pretty damn reliable.
It’s Shakespeare, of course, and suffers in translation (sorry Victor). Here it is in French anyhow:
N’apportons pas d’entraves au mariage de nos âmes loyales. Ce n’est pas de l’amour que l’amour qui change quand il voit un changement, et qui répond toujours à un pas en arrière par un pas en arrière.
Oh ! non ! l’amour est un fanal permanent qui regarde les tempêtes sans être ébranlé par elles ; c’est l’étoile brillant pour toute barque errante, dont la valeur est inconnue de celui même qui en consulte la hauteur.
L’amour n’est pas le jouet du Temps, bien que les lèvres et les joues roses soient dans le cercle de sa faux recourbée ; l’amour ne change pas avec les heures et les semaines éphémères, mais il reste immuable jusqu’au jour du jugement.
Si ma vie dément jamais ce que je dis là, je n’ai jamais écrit, je n’ai jamais aimé.
It’s a good wedding number, n’est-ce pas? One of the best. Feel free to claim it as your own.
Anyhow, reading it, myself, at my sister’s wedding, at my friend’s engagement, I felt like an impostor. Here I was at the ultimate celebration of love, family, and all things good – for better or worse – adding my two cents, via Shakespeare, to the grand ritual, my blessing.
Yet I was an outsider.
Étranger to this « Love » because a devotee of that other kind, the kind that dare not speak its name. And though I spoke the Bard’s words, each one was a barb reminding me that my love, my marriage of true minds, was bound by impediments social, legal and constitutional.
No more.
Nevermore.
Le mariage pour tous is more than a legal victory, a recognition of rights and responsibilities, it’s the rending of an insidious veil of shame. A glass ceiling on love, an error that always had to be proved.
It was Shakespeare’s birthday yesterday, he would have turned 449. It was also mine, I turned 27. And that sonnet was born anew.
Next time I read it, at my wedding or yours, there won’t be an étranger in the room.
Jeudi, comme me l’indiquait l’hôtesse qui le distribuait, sortait le « nouveau magazine féminin gratuit, qui nous vient de Londres ». Stylist, au format similaire à celui d’A Nous Paris, le gratuit dans lequel le groupe Marie Claire vient d’investir 10 millions d’euros, titre donc Une génération de filles frappés du syndrome Wonder Woman. Je cherche mon chemin jusqu’à l’article central pour en savoir plus. Page 32, je découvre le papier. Il explique que «c’est la maladie générationnelle qui pousse les filles à se transformer en machines multitâches. Assez ? » et est illustré par une pauvre Wonder Woman (bien maigrichonne) la tête enterrée dans le bitume qui s’est cramé les ailes à force de vouloir voler trop haut.
Serait-ce la dénonciation de cette injonction à être femme, travailleuse, mère, à tout mener de front sans lâcher le rouge à lèvres et le féminisme ? Effectivement, l’article parle de Wonder Woman, la femme qui « incarne parfaitement le fantasme d’une génération qui rêve de pouvoir tout faire à la fois : carrière, famille, fête, sexe et jogging », puis se demande « pourquoi les femmes se mettent-elles une pression pareille ? L’une des premières explications est à chercher dans la lutte pour l’égalité des sexes ». Nous apprenons que « le monde est toujours dirigé par des hommes », et que « l’idée développée en sous-texte consiste à dire que la femme peut être l’égale de l’homme à condition de cumuler les tâches ». Jusque là, d’accord.
Mais ensuite, point de féminisme. Au lieu d’un dévoilement des mécanismes qui font que les femmes « still can’t have it all», comme le déclarait Anne-Marie Slaughter aux Etats-Unis, l’article dénonce « le web, miroir des vanités ». Et oui les filles, ce n’est pas parce que la société est construite sur des règles où les femmes s’épuisent à tout cumuler, ou alors font un choix entre vie professionnelle, personnelle et familiale, mais c’est bien notre propre faute, parce que nous mettons nos vies en vitrine et en plus on se tire dans les pattes : « Une rivalité silencieuse qui met en concurrence toute la génération Y ».
Les femmes n’échappent pas, une fois de plus, à leur nature féminine : vaniteuse, en représentation, exhibitionniste et rivale. « Chez toute super fille de notre génération, monte l’envie de briser ses chaînes, de jeter sa balance, d’éteindre l’ordinateur et de reprendre une activité normale », peut-on lire. L’article ne cherche pas à changer le fonctionnement de la société, qui impose aux femmes de cumuler alors que les maris ne se posent même pas la question de la coexistence de leur vie professionnelle et familiale. Stylist va nous apprendre à rester bien sagement à notre place, au risque de nous brûler la cape si jamais il nous prenait l’envie de faire trop de remous.
Noah Kalina est un photographe new-yorkais. Il s’est rendu célèbre sur les Internets grâce à sa vidéo virale Everyday, composée de 6 ans de clichés de lui-même mis bout à bout sur une musique de son ex. Consécration, la vidéo est reprise dans un épisode des Simpson.
Il assure ensuite sa street-cred en photographiant le mariage de Mark Zuckerberg et Priscilla Chan. Mais ce n’est pas pour son côté photographe-star qu’on s’intéresse aujourd’hui à Noah. Plutôt pour l’une de ses séries moins virales : Internet/Sex.
La série est composée d’une alternance de clichés. D’un côté des poses longues de couples faisant l’amour, l’effet de flou donnant à l’action l’aspect d’un rêve. De l’autre, des photographies d’ordinateurs portables éclairant de leur lumière blanchâtre les pièces vides où ils se trouvent.
La scène d’amour est figée sous notre regard dans sa totalité grâce à la pose longue. En réponse à ces clichés suggestifs, l’ordinateur symbolise notre connexion Internet, le consumérisme sexuel moderne et la déshumanisation de la pornographie en ligne.
Damien Loeb est un peintre âgé de 43 ans, basé à New York. Ses oeuvres sont des tableaux hyperréalistes réalisés le plus souvent à l’huile sur toile. Loeb s’est d’abord fait connaître en s’appropriant des images publicitaires ce qui lui a valu quelques problèmes avec les auteurs originaux (voir les deux images ci-dessous). Pour sa dernière série de toiles, qui a été exposée en 2011, il a réalisé des portraits à partir de photographies de sa femme.
“We’re not plundering. We’ve been force-fed. We’re not sampling — we’re digesting.”
Savoir que c’est sa femme qui est dépeinte en train de chercher le pack de lait dans le frigo rend la peinture à la fois personnelle et érotique. On entre dans l’intimité du couple.
La série Verschränkung and The Uncertainty Principle (titre de l’exposition où elle a était présentée) est une belle étude du rapport entre l’artiste et sa muse. On peut en lire un peu plus sur le couple dans une interview qu’à donné Zoya Loeb en 2011 à Harper.
On apprécie ce travail qui questionne les rapports dans le couple. Damian Loeb n’a pas peur d’exposer son univers érotique au travers de peintures ultra-réalistes, et ça nous permet de toujours en parler 2 ans plus tard.
Synchrodogs, le duo Ukrainien publié dans le dernier numéro de L’imparfaite, vient de sortir sa première monographie aux Editions du LIC. 460 copies numérotées et d’après les images qui suivent nous ferions mieux de le commander.
Dum Dum, un blog de musique franco-français, a publié en début de mois dans sa section Listomania, une compilation de bonne facture des meilleures bandes originales de films pornographiques. On a beaucoup apprécié parce que ça nous a rappelé quelques souvenirs d’ado. Ils n’ont rien oublié puisqu’on saute de l’Allemagne aux États-Unis d’Amérique en passant par les trouvailles de Born Bad Record Paris de la bonne époque. Pour le plaisir des oreilles on vous a sélectionné quelques morceaux choisis, mais allez écouter la playlist complète sur leur site.
Très mal classé à notre goût, le thème de Debbie Does Dallas, 15ème sur 15.
Ennio Morricone au meilleur de sa forme, 13ème.
Le numéro un, selon Dum Dum.
On regrette quand même que des compositeurs un peu plus rock ‘n roll underground ne figurent pas dans le classement, tel que les Dum Dum Boys (le nom est une simple coïncidence), groupe niçois qui avait produit la bande originale du film Pornovista de Pascal Delaunay… On vous fournit un extrait film, mais ne cliquez pas si quelqu’un surveille l’historique de votre navigateur Internet -> pornohub link.
«Quelque chose s’empare de toi. Sophie fait volte-face et te demande qu’est ce qu’il y a ? Elle semble déçue, tu lui dis au revoir et d’un dernier regard tu embrasses le prince noir.»